Les musulmans du monde sont toujours unis par la fois pendant cette période très importante de l’année.

Le Ramadan 2020 ne sera pas comme on le connaît. De nombreux rituels qui définissent ce mois sacré, comme le fait de prier à la mosquée et couper le jeûne ensemble, ne pourront avoir lieu en raison du Coronavirus, qui a mis le monde à l’arrêt.

Néanmoins, pour de nombreux d’entre nous, nos quotidiens sont moins remplis que d’habitude -  une opportunité à saisir pour se concentrer sur le Ramadan et travailler notre foi. Se retrouver à la maison en famille est un bon rappel sur l’importance du statut de notre famille.

Bien que nous ne sommes pas en mesure de voyager cette année, ni de profiter de la compagnie de nos amis répartis à travers le globe, nous sommes toujours unis par la foi.

Nous pouvons aussi toujours nous inspirer des grands exemples de l'architecture islamique et en particulier des magnifiques mosquées, desquelles l’appel à la prière continue de retentir comme seul son dans l'espace public.

Ramadan en Bosnie Herzégovine

L'architecture islamique de la Bosnie Herzégovine : une source d'inspiration

Vielle ville de Sarajevo
Vielle ville de Sarajevo

Mosquée Gazi Husrev-beg, Sarajevo

Cette mosquée du XVIe siècle, située au cœur de la vieille ville de Sarajevo, est la plus grande mosquée historique de Bosnie-Herzégovine et un exemple classique de l'architecture ottomane primitive. Elle a la particularité d'avoir été la première mosquée au monde à utiliser l'éclairage électrique, en 1898 pendant la période de l'Empire austro-hongrois. Après avoir été fermée pendant près de deux mois, elle a rouvert ses portes la semaine dernière pour certaines prières, avec des mesures strictes de distanciation sociale désormais en place.

Mosquée Gazi Husrev-beg
Mosquée Gazi Husrev-beg, Sarajevo

Autres mosquées renommées de la Bosnie Herzégovine :

  • Mosquée de l’Empereur (Careva Dzamija), Sarajevo

Cette mosquée impressionnante a été la première à être construite après la conquête de la Bosnie par les Ottomans. Construite à l'origine en bois en 1457, elle a été dédiée au sultan Mehmed le conquérant. Elle a été reconstruite en 1565, avec une structure plus solide en pierre et fut cette fois dédiée à Süleyman le Magnifique.

Mosquée de l’Empereur (Careva Dzamija)
Mosquée de l’Empereur (Careva Dzamija), Sarajevo
  • Mosquée Fethija, Bihac

Une mosquée intéressante qui, construite en 1266 pour être initialement une église catholique, est le plus ancien bâtiment gothique du pays. Le bâtiment n'a été utilisé comme mosquée qu'après la conquête ottomane de la ville en 1592, alors qu'il s'agissait d'une ville de garnison et de l'emplacement de la forteresse la plus importante de Bosnie.

Mosquée Fehtija, Bihac
Mosquée Fehtija, Bihac
  • Mosquée Koskin-Mehmed Pasha’s, Mostar

Cette charmante mosquée vaut le détour pour ses décorations intérieures originales, un dôme peint de motifs botaniques et de superbes vitraux. Ses jardins et son minaret sont également un endroit idéal pour profiter de belles vues sur la ville et le célèbre pont, Stari Most.

Mosquée Koskin-Mehmed Pasha’s
Mosquée Koskin-Mehmed Pasha’s, Mostar
  • Mosquée Karadoz Bey, Mostar

Une magnifique mosquée datant de 1557, située à proximité du vieux bazar de Mostar. Les rumeurs disent qu’elle a été conçue par le grand architecte ottoman, Mimar Sinan.

Mosquée Karadoz Bey, Mostar
Mosquée Karadoz Bey, Mostar

Le Festival du Ramadan de Sarajevo

Le Festival du Ramadan de Sarajevo est un événement annuel qui met en valeur la contribution de la communauté musulmane à la vie en Bosnie-Herzégovine. Il comprend des événements religieux et culturels, l'événement principal étant un grand iftar en plein air qui prend place au Bastion jaune de la ville (Žuta Tabija), la forteresse ottomane surplombant la ville. Cette dernière est connue localement sous le nom de Top, d’après les boulets de canon qui furent traditionnellement tirés d'ici. Le bruit des tirs de canon est toujours utilisé aujourd'hui comme signal séculaire pour le début du Ramadan et pour la rupture du jeûne chaque soir. Souvent, les gens se rassemblent ici la nuit, de l'iftar jusqu’au sahur. Le festival se compose généralement de nombreux événements différents, notamment des concerts de musique islamique, des expositions de peinture ou de calligraphie, des conférences, des films, de la lecture de poésies et d'autres activités.

Festival du Ramadan de Sarajevo
Festival du Ramadan de Sarajevo

Iftar en Bosnie Herzégovine

Le repas de l’iftar, jouera un rôle tout aussi important pendant Ramadan en 2020, même s'il y a moins de personnes autour de la table que d'habitude.

Comme dans d'autres pays, il est habituel pour les musulmans en Bosnie Herzégovine de rompre le jeûne avec une date. Ici, le repas traditionnel de l’Iftar n'est pas complet sans y ajouter le somun or lepinja, une sorte de pain galette plat traditionnel des balkans. À Sarajevo, ce pain est servi avec une topa, une soupe à base de kaymak (crème caillée), de fromage et d’oeufs. Vient ensuite la soupe de poulet traditionnelle connue sous le nom de Begova corba, nommée d'après le nom local des gouverneurs provinciaux ottomans. D’autres spécialités sont également servies, telles que les boulettes de viande traditionnelles appelées cevapcici, cuites dans un four à charbon de bois accompagnées de différents types de dolma, aubergines, courgettes ou poivrons, farcies de viande hachée et de riz assaisonnés. Le repas se termine par des desserts sucrés tels que la tulumba, des petits churros sirupeux à base de pâte, arrosés d'une buse en forme d'étoile, frits et trempés dans du sirop aromatisé au citron appelé agda ou Bosanske hurmašice, des biscuits en forme de datte trempés dans le même sirop. Le repas se termine avec du café traditionnel bosniaque, qui est servi épais et fort comme le café turc, à la différence que plutôt que de faire le café directement sucré, un morceau de sucre est servi sur le côté, à déguster avec le café.

Iftar en Bosnie Herzégovine
Iftar en Bosnie Herzégovine

Ramadan en Indonésie

L'architecture islamique d'Indonésie : une source d'inspiration

La Grande Mosquée de Baiturrahman, Banda Aceh
La Grande Mosquée de Baiturrahman, Banda Aceh

La Grande Mosquée d’Istiqlal, Jakarta

La Grande Mosquée Istiqlal est la mosquée nationale et est nommée d'après le mot arabe signifiant « indépendance », pour commémorer l'indépendance du pays en 1945. C'est la plus grande mosquée d'Asie du Sud-Est, pouvant accueillir plus de 120 000 fidèles. Habituellement, pendant le Ramadan, la vaste cour qui l'entoure se remplit également de milliers de fidèles. Le bâtiment lui-même est réparti sur 5 étages et présente un intérieur simple mais impressionnant décoré de calligraphie arabe. La grande mosquée Istiqlal se dresse au cœur de la ville, en face de la cathédrale de Jakarta, à côté de la place Merdeka, où se trouve l’important monument national, une tour de 137 mètres de haut, surmontée d'une flamme de bronze de 14,5 mètres recouverte de feuilles d'or.

La Grande Mosquée d’Istiqlal, Jakart
La Grande Mosquée d’Istiqlal, Jakart

Autres mosquées renommées d'Indonésie :

  • Mosquée Raya, Bandung, Java ouest

Également connue sous le nom de Grande Mosquée de Bandung, sa tour est l'un des meilleurs endroits pour profiter d'une vue panoramique sur la ville de Bandung. Initialement construite en 1812, elle a subi de nombreuses rénovations, agrandissant la structure d'origine et s'élevant aujourd'hui à plusieurs étages avec des dômes et des tours.

Mosquée Raya, Bandung, Java ouest
Mosquée Raya, Bandung, Java ouest
  • Mosquée Al-Irsyad, Bandung, Java ouest
    Cette mosquée contemporaine est l'un des exemples les plus impressionnants de l'architecture moderne d’Indonésie. Elle n'a exceptionnellement pas de dôme et sa structure est en forme de cube. Son intérieur est tout aussi beau que son extérieur très renommé.
Mosquée Al-Irsyad, Bandung, Java ouest
Mosquée Al-Irsyad, Bandung, Java ouest
  • Mosquée Menara Kudus, Java central
    Datant de 1549, cette mosquée est l'une des plus anciennes du pays.  Avec un mélange unique de styles architecturaux hindous et islamiques, elle ressemble à un temple hindou de l'extérieur.
Mosquée Menara Kudus, Java central
Mosquée Menara Kudus, Java central
  • La Grande Mosquée de Baiturrahman, Banda Aceh
    Cette mosquée raffinée datant de plus de 130 ans est un exemple stupéfiant d'architecture islamique complexe avec ses dômes fins, ses minarets et son extérieur blanc à couper le souffle. Historiquement, c'était le lieu de l'une des batailles les plus importantes que les Acehnais ont menés contre les envahisseurs coloniaux néerlandais. C’est ici qu’ils ont remporté leur premier succès en tuant le général de division Rudolf Köhler lors de la première expédition d'Aceh en 1873. Pendant la bataille, la mosquée a pris feu. En 1879, les Néerlandais ont reconstruit la mosquée Baiturrahman en guise de don pour réduire la colère des Acehnais. Plus récemment, après le tsunami dévastateur de l'océan Indien en décembre 2004, la mosquée est devenue mondialement connue et un monument de Banda Aceh.
La Grande Mosquée de Baiturrahman, Banda Aceh
La Grande Mosquée de Baiturrahman, Banda Aceh
Mosquée Baiturrahman à Banda Aceh après le Tsunami de 2004
Mosquée Baiturrahman à Banda Aceh après le Tsunami de 2004

La rupture de jeûne ou « Buka Puasa » en Indonésie

Le moment de la rupture du jeûne peut être bruyant en Indonésie, ou la tradition veut que les jeunes jettent des pétards dans la rue. Le repas de l’iftar, connu sous le nom de « Buka Puasa » en Indonésie, jouera un rôle toujours aussi important pendant Ramadan en 2020, même s'il y a moins de personnes autour de la table que d'habitude. Bien qu'il n'y ait pas de confinement officiel à l'échelle nationale en Indonésie, à Jakarta, par exemple, les déplacements sont limités et de nombreuses familles sont séparées.

La rupture de jeûne ou « Buka Puasa » en Indonésie
La rupture de jeûne ou « Buka Puasa » en Indonésie 

Comme dans d'autres pays, il est habituel de rompre le jeûne avec une date, appelée Kurma en Indonésie. Ici, le repas de l’Iftar n'est pas complet sans y ajouter le kolak, une soupe sucrée à base de lait de coco, mélangée avec du sucre de palme, de la vanille et des feuilles parfumées de la plante pandan. Elle est traditionnellement constituée de tranches de banane, de patates douces et de citrouille. Son goût sucré est parfait pour rompre le jeûne et augmenter la glycémie après de nombreuses heures de jeûne. La soupe est habituellement servie gratuitement dans les restaurants à travers l'Indonésie et les marchés de rue animés pendant le Ramadan.

Kolak
Kolak

En mai, les températures sont déjà en hausse avec une moyenne d'environ 32 °C à Jakarta. Pour rompre leur jeûne, beaucoup de gens optent donc pour une boisson rafraîchissante comme le Pisang ljo, une spécialité de Makassar à base de bananes, enveloppée dans une pâte de farine, qui a été colorée pour la rendre verte, servie avec du lait de coco et de la glace pilée. Une autre boisson populaire du Ramadan est le Es Timun Suri, fait à partir d'un fruit juteux du même nom, qui ressemble à un melon.

Es Timun Suri
Es Timun Suri

De nombreuses spécialités régionales sont servies pour le « Buka Puasa », notamment le kicak, à base de purée de riz gluant avec de la noix de coco râpée et du jacquier en tranches, une spécialité de Yogyakarta. Le Sotong Pankong, une seiche séchée, grillée sur du charbon de bois, servie avec des crevettes ou une sauce aux arachides est un plat originaire du Kalimantan occidental est. Un plat favori de Bali est le Sate Susu, préparé à partir de mamelles de vaches, assaisonné d'épices et grillé sur du charbon de bois.

Le tambour traditionnel Indonésien - le beduk

Le tambour traditionnel Indonésien - le beduk
Le tambour traditionnel Indonésien - le beduk

Le beduk est un tambour traditionnel, suspendu à une crémaillère, généralement en cuir de buffle d'eau, produisant un son distinctif. Il est joué dans les mosquées de toute l'Indonésie pour signaler le début des prières de nuit, avant l'adhan. Il est également battu pour annoncer la fin du jeûne et pour réveiller les gens pour le sahur. Des groupes d'enfants défilent dans les rues avec un beduk, ou même un bidon d'huile improvisé, qu'ils battent pour réveiller le quartier à temps pour le repas du sahur, avant le début du jeûne. Dans les endroits plus ruraux, la tradition veut que les jeunes se promènent dans les rues en frappant des casseroles et des poêles ou des bâtons de bambou pour réveiller tout le monde.

Ramadan au Maroc

L'architecture islamique du Maroc : une source d'inspiration

La médersa Ben Youssef
La médersa Ben Youssef

La Mosquée de Koutoubia (Kutubiyya), Marrakech

Construite en 1199 à l'époque almohade, cette mosquée qui doit son nom aux libraires qui l’entouraient autrefois, est l’édifice religieux le plus célèbre de Marrakech. Son minaret domine les bâtiments environnants à une hauteur impressionnante de 77 mètres, construit à partir d'énormes blocs de grès rouge local distinctifs. Pendant le Ramadan, lorsque la mosquée est pleine, les musulmans se répandent habituellement dans les rues environnantes pour les prières du Taraweeh, relayées par un haut-parleur à partir de la mosquée. Tout est différent cette année...

La Mosquée de Koutoubia
La Mosquée de Koutoubia

La Mosquée Hassan II, Casablanca

Ce magnifique bâtiment est un triomphe de l'architecture islamique moderne, alliant design contemporain et artisanat marocain traditionnel. Il a été construit pour célébrer le 60ème anniversaire du roi Hassan II en 1993. L'intérieur est décoré de carreaux de zellige lumineux et colorés et les sols sont construits de marbre complexe, ainsi que de pierre et de boiseries, sculptés à la main selon les traditions anciennes. Son minaret mesure 210 mètres de haut et s'élève au-dessus de l’Océan Atlantique. Construite partiellement sur la mer, l'impressionnant édifice semble flotter sur les eaux de l’atlantique. Avec une capacité d’accueil allant jusqu'à 25 000 croyants, c'est l'une des plus grandes mosquées du monde. Malgré cela, pendant Laylat Al Qadr, l'une des nuits où la mosquée est la plus fréquentée de l'année, les croyants se réunissent même jusqu’à l'extérieur de la mosquée tant la mosquée est pleine, pour prier avec leur Imam, Omar Al Kazabri, célèbre pour sa belle est soigneuse lecture du Coran.

La Mosquée Hassan II
La Mosquée Hassan II

La Mosquée de Kairouine (Al Quaraouiyine), Fes

Cette mosquée exceptionnelle a été fondée en 859 par une réfugiée tunisienne du nom de Fatima El Fihria. Initialement construite dans un style simple, elle a été embellie au fil du temps avec l'ajout d'arches, de magnifiques pavillons et d'une décoration de style andalou. Elle est située au cœur de l'université, un des plus anciens établissements d'enseignement au monde. Son toit en forme de pyramide verte et son minaret se dressent au-dessus des bâtiments universitaires. Elle dispose également d’une taille particulièrement grande, elle peut accueillir plus de 20 000 fidèles à la fois.

La mosquée de Kairouine
La mosquée de Kairouine

Le Sahour au Maroc

Dans certains quartiers, les familles sont réveillées pour Sahur ou « Shoor » par le « Nafar » qui marche dans les rues en jouant un instrument distinctif semblable à une trompette. Ailleurs, ce sont des batteurs jouant des tambours marocains traditionnels appelés « duff » qui réveillent les familles. À la fin du Ramadan, ils frappent aux portes et sont récompensés de leur travail par des cadeaux et de l’argent.

La rupture du jeûne au Maroc

En temps normal les familles assistent ensemble aux prières de Taraweeh avant de rentrer à la maison pour l’iftar, puis se promènnent dans les rues pour profiter de l’ambiance de fête et goûter à certains des délicieux plats vendus dans les rues.

Les familles se rendent chez le tailleur pour acheter de nouveaux vêtements pour Taraweeh - tels que l'abaya, la jellaba, le jilbeb ou le qamis avec des chaussures marocaines aux couleurs vives telles que le balgha et le cherbil. Pendant Ramadan, lorsque les mosquées sont pleines, les musulmans se répandent habituellement dans les rues environnantes pour les prières du Taraweeh, relayées par un haut-parleur à partir de la mosquée.

Vêtements et chaussures traditionnels marocains
Vêtements et chaussures traditionnels marocains

Le monde à beau être à l’arrêt, mais le Ramadan est là malgré tout : les familles se réunissent pour rompre le jeûne et se concentrer sur les messages essentiels du Ramadan.

Après avoir rompu le jeûne avec une datte Medjoul traditionnelle, douce et sucrée, et avoir bu du lait fermenté, de nombreuses familles commencent leur repas de l’iftar avec de la soupe Harira, une soupe délicieuse et nutritive à base de tomates, pois chiches, lentilles et agneau. La table est garnie de délices tels que : des briouates, parcelles de pâte feuilletée, similaires aux samoussas, fourrées d'œufs, de fromage, de viande hachée ou de poulet et d'amandes ; des msemen, crêpes sucrées ou salées, fourrées de viande hachée ou de miel et de beurre ; des baghrirs, crêpes de semoule ; des batbouts, petits pains pitta et des cigares, rouleaux de pâte filo fourrés à la viande. Le Maroc est célèbre pour ses fruits et ses jus fraîchement pressés sont une excellente source de vitamines.

La Harira
La Harira
Délices marocains pour Iftar
Délices marocains pour Iftar

L’iftar est complété par des délices sucrés telles que la chebakia, pâtisseries marocaines au sésame, frites et enrobées de miel, ainsi que d’autres pâtisseries telles que ghriba et sellou, le tout arrosé par la boisson traditionnelle de thé à la menthe fraîche sucré et parfumé.

La chebakia
La chebakia

Le Ramadan en Turquie

L’architecture islamique impressionnante d’Istanbul

La Mosquée Bleue, Sultanahmet
La Mosquée Bleue, Sultanahmet

La Mosquée Bleue, Sultanahmet

Istanbul était la troisième et dernière capitale ottomane et la mosquée de Sultanahmet, connue sous le nom de « Mosquée Bleue », qui doit son nom aux carreaux bleus Iznik de faïence qui décore son intérieur. Sa construction a été achevée en 1616 et fait face à la Sainte-Sophie, construite par l'empereur romain Constantine comme Église de l'Esprit divin. En 1453, celle-ci avait été convertie en Mosquée par le Sultan Fatih Mehmet, Mehmet le Conquérant. En 1935, elle fut transformée en musée.

La Sainte-Sophie
La Sainte-Sophie

Autres mosquées renommées d’Istanbul :

  • La Mosquée Süleymaniye, connue comme la plus belle œuvre du plus grand architecte ottoman, Mimar Koca Sinan, le « grand architecte Sinan », construite en 1550 pour le sultan Süleyman le Magnifique. Il considérait cette oeuvre comme « travail de maître-maçon » (kalfalık eserimdir). Il qualifiait sa construction de la Mosquée Selimiye à Edirne de « travail de maçon » et la Mosquée Şehzade du quartier Fatih d’Istanbul de « travail d’apprenti » (çıraklık eserimdir).
La Mosquée Süleymaniye
La Mosquée Süleymaniye
  • La Mosquée Eyüp est le site islamique le plus sacré d'Istanbul et un site de pèlerinage important. C'est l'endroit où Eyüp, également connu sous le nom d'Abu Ayyub al-Ansari, qui était le compagnon et le porte-étendard du prophète Mohammed, est enterré. Bien que déjà âgé de 80 ans, il était guidé par le célèbre hadith et a participé au premier siège arabe de Constantinople. Se référant à Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient, « Costantiniyya » en arabe, le prophète Mohammed a dit: « La ville de Constantinople sera conquise. Quel excellent commandant que son commandant (celui qui la conquerra) et quelle excellente armée que cette armée ! »
La Mosquée Eyüp
La Mosquée Eyüp
  • La Mosquée Fatih est l'un des exemples les plus significatifs de l'architecture islamo-turque à Istanbul. Le bâtiment actuel date de 1771, bien qu'une mosquée datant de 1463 ait été construite sur le site. C'était la première mosquée construite après la conquête de Constantinople en 1453. Pour cette raison, la mosquée est nommée la mosquée "du conquérant" d'après le Sultan Ottoman, Fatih Sultan Mehmet ou Mehmet le Conquérant.
La Mosquée Fatih
La Mosquée Fatih

Les mosquées sont illuminées d’une manière particulière pendant le Ramadan. Traditionnellement, des lumières sont suspendues entre les minarets affichant le message: « Hoşgeldin Ramazan » ou « Ya Şehr-i Ramazan » (Bienvenue Ramadan).

Hoşgeldin Ramazan
Bienvenue Ramadan (Hoşgeldin Ramazan)

La rupture du jeûne en Turquie

Le iftar jouera un rôle toujours aussi important pendant Ramadan en 2020, même s’il y aura moins de personnes autour des tables que d’habitude.

En Turquie, un iftar n’est pas complet sans y ajouter le « pide », un pain moelleux plat au levain parsemé de graine de sésame et de nigelle, qui est uniquement préparé pendant le ramadan. Heureusement que les boulangers sont encore ouvert, même pendant le couvre-feu.

Iftar
Iftar
Ramazan pide
Pain moelleux plat (Ramazan Pide)

Les soupes sont un plat de base pour la rupture de jeûne en Turquie, l'une des plus connues est la délicieuse soupe aux lentilles (mercimek). La table est garnie de différents types de börek (pâte feuilletée au fromage ou à la viande), de fromage blanc, d’olives noires, d'autres délices ainsi que de l'ayran, une boisson rafraîchissante au yaourt particulièrement bienvenue après une journée de jeûne par temps chaud. En règle générale, le jeûne est rompu avec une hurma (date) selon la tradition du prophète. Un plat principal de succulentes brochettes ou un ragoût copieux sera suivi de douceurs sucrées au miel comme le baklava ou le kunefe, une pâtisserie sucrée fourrée de fromage fondu.

Iftar public en plein air

En temps normal les résidents d'Istanbul se réunissent dans les parcs publics, les places et les cours des mosquées pour des iftars publics organisés par les autorités locales, des organisations caritatives ou des entreprises - occasion idéale pour découvrir l'hospitalité turque. Le signal pour rompre le jeûne (le « Ramazan top atışı » est un coup de feu de canon, une tradition depuis les années 1820, et l’appel à la prière retentissant des minarets des mosquées environnantes.

Coup de canon de Ramadan (Ramazan top atışı)

Le Sahur en Turquie

La tradition à Istanbul est de réveiller les résidents aux chants et au son de tambours battus par le célèbre davulcus, qui perpétuent la tradition séculaire de se promener dans les rues pour réveiller le monde pour le « Sahur » - dernier repas (généralement un petit-déjeuner léger) ayant lieu avant une journée de jeûne, précédant le lever du soleil.

Davulcus
Batteur (davulcu)